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Châtelineau, le 7 novembre 1997, Le spectacle d'Eddy Barsky n'est pas un spectacle d'imitation, mais un réel hommage au "King du Rock & Roll". Dès son arrivée sur scène, on le comprend. Décors sobres. Costume sobre qui ne rappelle, en rien, les costumes d'Elvis, à Las Vegas ou ailleurs. Eddy a choisi d'être lui-même, d'être vrai. Et il surprend, dès le départ, en racontant la vie d'Elvis en chansons. Ce qui lui permet aussi de faire référence à un des plus grands interprètes d'Elvis en Europe, Johnny Hallyday. Suivi, juste après, d'une petite évocation à Eddy Mitchell. Puis, "That's all right Mama" et quelques rocks enchaînés. L'énergie et la violence, dans cette partie du show, sont aussitôt contrebalancées par les parties narratives où, toujours en chanson, Eddy raconte la vie d'Elvis. Eddy suscite la participation du public et, par cette partie narrative, il donne une dimension didactique à son spectacle. Et cela, c'est unique! Je n’avais jamais vu cela ailleurs. Ce que, personnellement, j’ai apprécié le plus, c’est l’interprétation, en neuf langues de «Loving You». C’est aussi quelque chose d’unique au monde. En outre, c’est une manière de rendre un hommage à la dimension vraiment internationale d’Elvis Presley, du nord au sud, de l’est à l’ouest. Je pense que, rien que pour cette chanson, c’est un spectacle qu’il faut voir au moins une fois. On sent toute l’étendue du travail et de la recherche qu’ont nécessité ce spectacle. Eddy propose une trentaine de chansons du King, interprétées et jamais imitées, ce qui fait la grandeur de ce show. Il est clair que les gens qui cherchent Presley à travers Eddy Barsky ne peuvent pas le retrouver. De même, inutile de chercher dans «Pour nous, tout a changé», le rocker pur et dur. Même s’il reprend quelques rocks classiques, Eddy est plus proche du «Presley crooner» que du «Presley rocker». On retrouve la synthèse de sa démarche dans la dernière chanson du spectacle, «My Way», avec cette étonnante traduction simultanée pour que le public puisse apprécier la beauté du texte que chantait Elvis. Comme on connaît la version originale, on peut se concentrer sur l’interprétation d’Eddy et aussi sur ce texte traduit. Là, on ressent particulièrement cette émotion extraordinaire que suscite cette chanson. J’ai eu le plaisir de voir aussi Eddy dans les hommages qu’il a rendus à Johnny Hallyday et à Jacques Brel. Je dois dire que j’ai ressenti la même émotion à chaque fois.
Merci, Eddy, pour ton talent et ton humour. Bonne route, l’artiste !!! |